» Mot de passe oublié ? » S'inscrire

Ctifl
» Accueil » Nos publications » Revues en ligne > Infos CTIFL

Infos Ctifl - Numéro 372 - juin 2021

Éclaircissage du pommier - Panorama des bonnes pratiques

Le CTIFL a organisé un webinaire qui avait pour thème général l’éclaircissage des arbres fruitiers à pépins. À la veille de la campagne d’éclaircissage, un panorama des bonnes pratiques a été dressé pour cette technique complexe et mais ô combien essentielle à la durabilité du verger. Les intervenants techniques sont les membres du groupe de travail national éclaircissage CTIFL/stations régionales. Ils ont présenté une synthèse complète des travaux d’expérimentation réalisés pour la maîtrise de la charge. Les communications ont porté sur le pommier et le poirier, complétées par une intervention sur les spécificités de la pomme à cidre. Les points clés de l’éclaircissage mécanique et chimique ont été présentés ainsi que les particularités liées à la conduite en agriculture biologique. La mise en cohérence de ces bonnes pratiques et les possibilités offertes par les outils d’aide à la décision ont clôturé cette après-midi technique. Près de 350 participants se sont connectés et ont assisté à cette conférence qu’il est possible de revoir en ligne.

Vincent MATHIEU (CTIFL), p. 7-8


La consommation de carottes en 2020 - Une excellente image et un univers riche

Les achats de carottes des ménages peinent à se développer en volume, mais connaissent une nette revalorisation. Les achats en préemballé progressent, tout comme ceux de la carotte bio. Les principaux critères de choix portent sur sa fraîcheur/aspect, son prix et son origine. Deux acheteurs sur trois se disent prêts à renoncer à l’achat de carottes emballées dans du plastique. Dans ce contexte, le vrac est nettement plus plébiscité qu’un emballage plus respectueux de l’environnement. La carotte bénéficie d’une excellente image et d’un univers très riche, et plus de la moitié des consommateurs l’apprécie autant crue que cuite. Elle reste cependant principalement consommée en entrée, en accompagnement d’un plat principal et en soupe. Les informations sur ses modes de culture doivent être disponibles sans être mis en avant. Les acheteurs intéressés souhaitent trouver sur le point de vente des liens type QR code leur permettant d’en savoir plus, s’ils le souhaitent.

Catherine BAROS (CTIFL) - Pascale CAVARD VIBERT (CTIFL) - Matthieu SERRURIER (CTIFL), p. 9-16


Projet MICMAC - Perception et attentes des consommateurs sur l’abricot

Globalement, les abricots de couleur différente séduisent l’ensemble des sondés (jeunes et plus âgés). Si la connaissance variétale est faible, l’envie de les goûter est forte à la fois pour les abricots blancs et pour les rouges. Des consommateurs (plus âgés) critiquent plus fortement l’évolution qualitative de l’abricot classique. La connaissance de la déclinaison des emballages d’abricots est importante et n’entraîne pas de commentaire négatif. Elle est connue et appréciée sans toutefois qu’y soit attribuée une fonction. Dans un contexte économique sanitaire compliqué lié à la Covid-19, les consommateurs transmettent un message fort de soutien à la production.

Gilles CHRISTY (CTIFL), p. 17-21


Les extraits végétaux - Optimisation du biocontrôle et des extraits végétaux en contexte de maraîchage ligérien

Le projet Obioleg (Optimisation des méthodes de biocontrôle contre les bioagresseurs en cultures légumières) est financé par la région Pays de la Loire et porté par l’Arelpal. Ce projet a pour objectif de faciliter l’utilisation et l’adoption des moyens de biocontrôle et préparations naturelles peu préoccupantes (PNPP) par les maraîchers. Une enquête a été menée, régionalement, afin de recueillir les doutes, freins et premières expériences vécues, ressenties, par les producteurs. En parallèle, des essais in vitro, in planta et in campo d’extraits végétaux ont été menés contre les principaux bioagresseurs de la région : Pythium, Phoma, Bremia lactucae, Peronospora parasitica, Rhizoctonia et Sclerotinia.

C. BERTHELOT - R. JEAN - V. DEMOISSON - M. LE ROUX - Brigitte PELLETIER (Arepal/Cddm), p. 22-33


Éclaircissage du pommier - Quelles solutions pour réguler la charge en agriculture biologique ?

Les solutions pour éclaircir les vergers conduits en agriculture biologique sont réduites à l’utilisation d’outils en attendant l’homologation d’un produit fongicide ayant une action secondaire sur la charge en fruits. Parmi les outils disponibles, Darwin est l’outil à fils le plus courant. L’action éclaircissante est obtenue par la vitesse de rotation d’un rotor muni de fils qui viennent fouetter les corymbes et supprimer tout ou partie de ceux-ci. Le stade d’application est primordial entre D3 et F2 Fleckinger. Les réglages sont à adapter pour chaque parcelle. L’Eclairvale® est un outil en cours d’expérimentation qui se compose d’un rotor muni de nombreuses barres qui en pénétrant dans la végétation détache les fruits de 35 à 40 mm. Le groupe de travail national éclaircissage CTIFL/stations régionales a expérimenté différents types de produits à action dessicante. Il apparaît à l’issue des travaux que l’action est plus complexe que la seule action sur la fleur et que la photosynthèse est également affectée.

Vincent MATHIEU (CTIFL) - Laurent ROCHE (CTIFL) - N. DROUZY - B. FLORENS - B. GANDUBERT - C. LAVOISIER - J. RUCH - J F. SAINT HILARY - M C. VERGNEAUD, p. 34-38


Pollinisation du pommier - Un jour peut suffire

Cinq pépins par fruit apparaissent comme un chiffre seuil. À mesure que l’on s’éloigne de ce chiffre, tant par excès que par défaut, des mesures correctrices doivent être prises pour limiter soit les intrants du verger, soit les pertes qualitatives voire quantitatives. Le pommier apparaît comme une espèce fertile car un jour de pollinisation suffit à obtenir une production en quantité et qualité dès lors que le nombre de fleurs épanouies est suffisant et que les conditions de pollinisation sont optimales. Le nombre de pépins par fruit varie de la même manière que le nombre de fruits par arbre, ce qui en fait un indicateur simple à utiliser. Le suivi de branches fruitières de pommier enfermées pendant la floraison dans des manchons « insect-proof » et libérées graduellement une journée au butinage s’est traduit par des niveaux de nouaison/ fructification très contrastés.

Vincent MATHIEU (CTIFL) - D. MARTINEZ,


Évaluation et amélioration de la fertilité biologique du sol - Utilisation de techniques simplifiées de destruction de couverts

Les sols sont des milieux abritant une grande diversité de micro-organismes et de microfaune. Ils jouent un rôle clé dans la fertilité des sols et sont acteurs de nombreux services écosystémiques dont la résistance des cultures, la régulation des cycles biogéochimiques, ou encore le stockage de carbone. Dans un contexte d’agriculture agroécologique, il est primordial de prendre en compte l’impact des productions agricoles sur la biodiversité des sols et sur leur fonctionnement biologique. Pour ce faire, il est nécessaire de trouver des pratiques agronomiques alternatives satisfaisant le triple objectif de durabilité environnementale, de rentabilité économique et d'acceptabilité sociale.

C. BERTHELOT - R. JEAN - M. RIOU - L. FOUYER, p. 45-53


Suivi et optimisation de la chaîne logistique des fruits et légumes - Enregistrements thermiques relevés dans le circuit de distribution

Cette nouvelle phase d’étude sur les circuits logistiques a été menée par le CTIFL en 2019 et 2020 et a permis de rentrer dans la réalité thermique du transport des produits végétaux, au travers de suivis tout au long de la filière de distribution. Il en ressort que lorsque les palettes sont réfrigérées au préalable à l’entrée du circuit, sauf évènement exceptionnel, la chaîne du frais est maintenue sur une fourchette de température globalement satisfaisante pour de nombreuses espèces. Les colis présents sur la couche supérieure des palettes sont plus soumis aux aléas climatiques, mais l’utilisation de coiffes réduit l’amplitude thermique.

Sophie ANNIBAL (CTIFL) - F. BULVER - C. DIATTA - Q. GIRY, p. 54-62


Conservation de l’aubergine après-récolte - Prévenir les dégâts liés au froid pour maintenir la qualité

Lorsqu’elles sont stockées quelques jours à des températures basses, les aubergines peuvent développer des dégradations internes (brunissement des graines et de la pulpe) et externes (taches colorées, déprimées…) liées au froid. Des différences notables de sensibilité au froid sont observées entre les lots commerciaux selon leur provenance (variété, mode de culture, stade de récolte…). Par ailleurs, des développements de pourritures ont été observés sur des lots non sensibles au froid. Le respect des conditions optimales de conservation (10 °C et 90-95 % HR) est le moyen le plus efficace pour maintenir la qualité des aubergines lors d’un stockage court avant leur commercialisation.

Patricia SANVICENTE (CTIFL) - E. DIEUDONNE - T. BARON, p. 63-67


Innovative packaging film and trays for fruits and vegetables - Tests on postharvest quality of strawberry

In order to evaluate the effect of new packaging film and tray materials on the postharvest quality of strawberries, the CTIFL conducted experiments in a simulated post-harvest supply chain in 2019. Four films and twelve types of trays, all made of totally or partially bio-based materials, were tested on maintaining the quality of the strawberries as well as their robustness and resistance. The results show that films that are more water-permeable than plastic reduce the formation of condensation, while allowing the development of modified atmosphere conditions and potentially extending the shelf-life of strawberries on display. Some trays also showed good performance in terms of maintaining fruit quality as well as robustness compared to conventional PET materials. This article presents a summary of the most significant results.

Valérie MERENDET (CTIFL) - C. LECLERC, p. 68-77



Fermer la fenêtre loading
Fermer la fenêtre loading