Associer le chou et le souci officinal pour limiter les pontes de la mouche Delia radicum

Protection agroécologique des cultures légumières

Associer le chou et le souci officinal pour limiter les pontes de la mouche  Delia radicum
Sommaire A A
logo de LinkedIn logo de Twitter logo de Facebook

Pour protéger les cultures de chou contre la mouche du chou D. radicum, les producteurs de légumes souhaitent disposer de moyens alternatifs à l'utilisation des produits phytosanitaires. L'intégration de plantes répulsives dans les systèmes de culture pourrait être une solution pleine d'avenir.

Publié le 01/05/2026

Temps de lecture estimé : 8 minutes

Delia radicum : une petite mouche à gros impact...

La mouche du chou Delia radicum (Diptera Anthomyiidae) est l'un des principaux ravageurs des brassicacées maraîchères cultivées en France (Figure 1). Elle est particulièrement problématique en cultures de chou-fleur et de brocoli. Ces espèces couvrent à elles seules environ 11 000 à 14 000 ha et génèrent un excédent commercial significatif (environ 36 M€ par an pour ce qui concerne le chou-fleur, premier légume français à l'export). Ce poids économique, combiné aux fluctuations marquées des surfaces et des volumes de production observées ces dernières années, souligne la vulnérabilité de la filière face aux bioagresseurs spécialisés.

Les larves de D. radicum sont responsables de l'essentiel des pertes en cultures de brassicacées. Après l'éclosion des oeufs, celles-ci pénètrent dans les racines secondaires puis creusent des galeries brunâtres dans la racine principale. Ce forage perturbe les processus de nutrition hydrique et minérale. Cela entraîne un ralentissement de la croissance et/ou un flétrissement de la plante voire sa mort lorsque l'attaque est sévère. Par ailleurs, la présence de larves dans la pomme peut altérer la qualité commerciale du produit final.

Ce contenu est réservé aux titulaires d'un compte, connectez-vous pour pouvoir profiter de l'article.