ℹ️ Les commandes d’ouvrages et de codes couleur sont suspendues du 10 juillet au 5 août. Merci pour votre compréhension.

Projets
Résultats des projets menés par le CTIFL et ses équipes

EcoFreshChain - Éco-conception d'emballages de fruits et légumes et chaîne du froid après récolte

Dates du projet
De : Janvier 2021
À : Décembre 2025
Porteur interne du projet
Thématique
Espèces travaillées par le CTIFL

Description du projet

Le projet EcoFreshChain est un projet financé par l’Agence nationale de la recherche, porté par INRAE d’Antony, en partenariat avec l’Université de Montpellier, l’Université Paris-Saclay, LGI CentraleSupélec, le Centre Technique du Papier et le CTIFL.

Les objectifs d’EcoFreshChain sont nombreux :

- Réaliser un inventaire des pratiques et identifier les contraintes par une étude de terrain de la chaîne du froid des fruits et légumes, de la post-récolte à la consommation.

- Développer de nouveaux emballages recyclables, compostables à domicile et biodégradables, à base de cellulose, avec des propriétés de perméabilité adaptées et optimisées pour la préservation de la qualité du produit et de sa durée de vie. Les produits à étudier sont la fraise et la salade, avec une durée de vie courte et un taux de dégradation élevé.

- Comprendre les mécanismes et contrôler le flux d’air, le transfert de chaleur et de gaz autour et à l’intérieur de l’unité de vente au consommateur (UVC) développée, ainsi que leur disposition sur une palette.

- Évaluer la performance de la chaîne d’approvisionnement de la fraise et de la salade. La chaîne du froid réelle, des producteurs aux consommateurs, sera étudiée. Les indicateurs de performance à considérer sont la qualité du produit, l’acceptation du consommateur, le coût opérationnel et l’impact environnemental.

- Diffuser les résultats auprès des scientifiques, des universitaires, des acteurs du secteur des fruits et légumes et des consommateurs pour de nouvelles solutions innovantes. Deux types de chaînes logistiques seront étudiés : une chaîne locale pour la salade et une chaîne longue distance pour la fraise.

Résultats

Résultats des travaux menés sur les barquettes de fraises :


- La solution testée de barquette sous flowpack en cellulose régénérée microperforée est la plus efficace. L’atmosphère modifiée naturellement obtenue à l’intérieur, grâce aux microperforations bien dimensionnées, permet d’allonger la durée de vie des fraises en point de vente d’environ 0,7 jour par rapport à une référence témoin en plastique, dont la durée de vie est de 1,9 jour.


- La technologie de barquette en carton traité par chromatogénie et PVOH, et operculée d’un film en cellulose, ne permet pas le maintien optimal de la qualité des fraises. Elle n’est pas adaptée aux équipements actuels des professionnels pour l’operculage des barquettes de fraises en raison d’un problème de scellage entre le carton traité et le film, qui nécessite l’ajout d’un agent scellant. Le PVOH utilisé pour obtenir l’agrément d’alimentarité par le CTP est considéré comme du plastique.


- Cette barquette nécessite des améliorations pour limiter les microfuites et optimiser le scellage du film.


- Le refroidissement des colis de fraises au sein d’une palette est plus efficace avec une lame d’air réduite et des perforations latérales des colis, qui favorisent l’homogénéité des températures.


Résultats des travaux sur les garnitures de colis de salades :


- L’intérêt des garnitures de protection de colis de type feuillets en papier traité par chromatogénie sur la durée de vie des batavias est le même que celui des autres protections du commerce : papier ciré, complexe papier-plastique et plastique. Elles permettent un gain d’environ deux jours en stockage réfrigéré à 5 °C par comparaison avec les colis sans protection, soit neuf jours de stockage possibles au total, contre environ sept jours pour un témoin sans garniture, du fait de l’apparition d’un flétrissement.


- Le papier est résistant et ne se déchire pas, sauf en cas d’ouvertures et de fermetures répétées par les opérateurs, ce qui reste rare.


- Les garnitures en papier englobantes de type feuillets sont plus difficiles à mettre en œuvre que les protections en plastique, notamment en raison du temps de mise en place et des difficultés accrues lors des journées venteuses.


- Elles sont moins bien adaptées au passage en hydrocooling par douchage, puisqu’il faut les rouvrir, que les garnitures de type coiffe, que l’on place après traitement.


- Un article Infos CTIFL et plusieurs articles scientifiques complètent les résultats obtenus.

Partenaires

Financeur