La problématique Drosophila suzukii
La drosophile à ailes tachetées Drosophila suzukii est une mouche des fruits invasive, originaire d'Asie du Sud-Est. Depuis 2012, elle est devenue le ravageur le plus important en culture de cerisiers, framboisiers et fraisiers [1]. Hautement fécondes, les femelles pondent en moyenne 400 oeufs au cours de leur vie, et jusqu'à 20 par jour en conditions optimales. Les fruits touchés sont rapidement rendus impropres à la commercialisation par le développement des larves. À 25 °C, le cycle de développement de D. suzukii est de 8 à 10 jours. Selon les conditions climatiques, elle peut réaliser 7 à 15 générations entre le printemps et l'automne [2].
L'impact économique est considérable : les pertes de récolte peuvent atteindre plus de 90 %. Ces pertes varient en fonction de la culture, des conditions climatiques et des pratiques de protection adoptées par les producteurs. La conduite biologique des cultures et la multitude de variétés augmentent la vulnérabilité de la production aux attaques de D. suzukii [3]. En culture de cerisiers, les dégâts sont très sévères dans les vergers non protégés. Les pertes peuvent atteindre 100 % et engendrent même l'abandon de la récolte.