MécaF&L 8 e édition : techniques d'application de précision en fruits et légumes

La pulvérisation de précision change d'échelle

MécaF&L 8 e  édition : techniques d'application de précision en fruits et légumes
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Le 2 juillet s'est tenue la journée MécaF&L dédiée aux techniques d'application de précision en cultures fruitières et légumières. Entre conférences, démonstrations et échanges techniques, les participants ont découvert des solutions innovantes pouvant répondre aux enjeux d'optimisation des pratiques, de réduction des intrants et des impacts.

Publié le 01/11/2026

Temps de lecture estimé : 10 minutes

La pulvérisation de précision au coeur des enjeux

Pourquoi la précision devient-elle nécessaire ?

Le contexte de la protection des cultures évolue constamment. Le nombre de produits phytosanitaires disponibles diminue. Les produits de biocontrôle occupent ainsi une place croissante, malgré des efficacités variables et des coûts souvent élevés. En parallèle, la pression des bioagresseurs reste forte, voire s'accentue avec le réchauffement climatique. La qualité d'application devient une question essentielle pour garantir l'efficacité du traitement appliqué. Par ailleurs, les réductions d'intrants et d'impacts fixées par les politiques publiques renforcent la nécessité de considérer la pulvérisation de précision comme une pratique de référence plutôt qu'une option.

Comment appliquer le bon produit, à la bonne dose, au bon endroit, au bon moment ?

Les attentes autour de la pulvérisation de précision sont nombreuses. Les solutions se multiplient et gagnent en maturité. L'état des lieux dressé par le CTIFL en introduction de l'événement a permis de définir la pulvérisation de précision et d'en expliquer le principe. La pulvérisation classique fonctionne en continu, quel que soit l'état de la cible. À l'inverse, la pulvérisation de précision repose sur trois actions : détecter la cible, analyser les données, actionner la pulvérisation selon l'analyse de ces données. Différentes technologies sont utilisées pour la détection : capteur ultrasons, Lidar, capteur optique actif, caméra RGB associée à de l'intelligence artificielle, capteurs multispectral et hyperspectral. Ces capteurs permettent soit de détecter la présence de végétation, soit de repérer et d'identifier la nature de la végétation. Et pour les plus coûteux, souvent les moins matures (capteur hyperspectral), ils peuvent identifier de manière précoce un stress, un symptôme et la présence de bioagresseur. Le choix de la technologie est donc à adapter à l'usage souhaité. En cultures légumières, pour du désherbage ciblé en inter-rangs, les capteurs optiques actifs sont le plus souvent privilégiés. Pour un désherbage ciblé en intra-rang qui nécessite de différencier la culture en place et les adventices, une caméra RGB associée à de l'intelligence artificielle sera nécessaire. En arboriculture, des capteurs à ultrasons ou du Lidar permettent d'ajuster la pulvérisation à la présence réelle de végétation. Ensuite, ces données sont analysées et interprétées avec l'objectif de prendre des décisions : traiter ou non ? Si oui, à quel endroit et à quelle dose ?

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