Les pucerons en arboriculture des ravageurs majeurs et de moins en moins de solutions
Les pucerons des arbres fruitiers, Dysaphis plantaginea, le puceron cendré du pommier et Myzus persicae, le puceron vert du pêcher, sont des ravageurs redoutables. Leur capacité de colonisation est précoce en sortie d'hiver, puis leur développement exponentiel par générations parthénogénétiques successives en saison provoque des dégâts sur la récolte de l'année avec des fruits déformés et de très petits calibres non valorisables (Figure 1). Plus grave encore, en cas d'attaque non maîtrisée, le retour à fleur est affecté l'année suivante (Dib et al, 2016) et peut conduire à une production insuffisante. Sur le pêcher, le puceron vert est parfois un vecteur de viroses (Fraval, 2006) dont le virus de la Sharka qui conduit à l'arrachage des arbres contaminés. En parallèle, le contexte réglementaire encadrant la protection contre les pucerons s'est considérablement durci depuis dix ans.
