Contexte de consommation du melon et enjeux de filière
Produit phare de la période estivale, le melon est incontournable pour les amateurs. S'il bénéficie d'une forte notoriété, sa dynamique de consommation est faible. Les données issues du panel Kantar montrent, sur la dernière décennie, une stabilité globale des quantités achetées par les ménages (Baros C. et al. 2021). Par ailleurs, le profil des ménages acheteurs de melon est très proche de celui observé pour l'ensemble des fruits et légumes frais, avec une nette surreprésentation des plus de 50 ans. Ces derniers représentent plus des deux tiers des acheteurs de melon (Figure 1). Ces indicateurs soulèvent la question du renouvellement des acheteurs et de la capacité du produit à conquérir de nouveaux publics.
Sur le plan de la production, les dernières années ont été marquées par un recul des surfaces cultivées et une forte exposition aux aléas climatiques. Les campagnes 2024 et 2025 se caractérisent par des conditions climatiques particulièrement contrastées. L'année 2025 figure parmi les trois plus chaudes des soixante dernières années, avec deux vagues de chaleur majeures durant le printemps et l'été (RNM, 2025). Le printemps a été marqué par des conditions sèches et ensoleillées dans le Nord, tandis que le Sud a subi des excédents hydriques importants. Ces aléas climatiques entraînent des fluctuations de volumes et génèrent de fortes contraintes techniques pour les producteurs pouvant impacter la qualité. Par ailleurs, la consommation de melon est très fortement dépendante de la météo. Si la demande reste présente, elle est exigeante en matière de qualité notamment au niveau des distributeurs. Dans ce contexte délicat, l'Association interprofessionnelle du melon (AIM) a commandité une étude visant à caractériser la qualité gustative des melons français et à analyser les attentes consommateurs. L'enjeu est d'avoir une offre en adéquation avec la demande et les attentes.