Recherche de méthodes alternatives de lutte contre les pucerons des salades Abonnés

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Recherche de méthodes alternatives de lutte contre les pucerons des salades
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Dans le cadre d'un projet financé par l'Agence française pour la biodiversité, les stations expérimentales Caté et Terre d'Essais ont conduit des expérimentations sur des méthodes alternatives de protection des salades contre les pucerons en utilisant l'artichaut comme plante relais ou en utilisant des filets insect-proof.

Publié le 01/12/2021

Temps de lecture estimé : 6 minutes

Les pucerons et la salade

Les pucerons sont le plus gros souci sur salades (principalement laitue et chicorée). Le gène de résistance au principal puceron des laitues et chicorées Nasonovia ribisnigri, qui avait beaucoup apporté en termes de réduction des insecticides, est contourné depuis longtemps. En outre, N. ribisnigri n'est pas le seul puceron présent sur et dans les laitues et les chicorées. Les pucerons des céréales, Rhopalosiphum padi et Sitobion avenae, et le puceron ubiquiste Macrosiphum euphorbiae colonisent les salades. Ces pucerons, même s'ils ne sont pas aussi prolifiques que N. ribisnigri, déprécient la salade.

Les néonicotinoïdes utilisés en traitement de semences permettaient de protéger efficacement les salades jusqu'à trois semaines après la plantation. La disparition de ces matières actives en 2018 a deux conséquences : elle prive le producteur d'un moyen efficace de protection des salades avec peu de traitements et elle risque d'inciter les producteurs à traiter davantage pour obtenir un résultat équivalent. De plus le résultat n'est nullement garanti car outre les néonicotinoïdes, d'autres aphicides comme la pymetrozine ont été interdits sur cultures légumières ou sur toutes cultures. En l'absence de moyen efficace de protection, les producteurs de salades risquent de voir leur production de plus en plus souvent refusée par les acheteurs dont les exigences n'ont pas été revues à la baisse.

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