L'agroforesterie, une réponse à l'enjeu de résilience climatique
Le changement climatique se traduit par une hausse des températures. Il s'accompagne d'une augmentation de la fréquence, de l'intensité et de la durée des épisodes de sécheresse. Les événements extrêmes se multiplient également, comme les vagues de chaleur ou les fortes précipitations [1]. Selon l'Observatoire régional climat air énergie (ORCAE), les projections climatiques indiquent, depuis plusieurs décennies, une forte réduction de la disponibilité en eau. Cette baisse concerne surtout le printemps et l'été. Elle est particulièrement marquée en région Auvergne-Rhône-Alpes, notamment dans le département de la Drôme, territoire concerné par ce projet.
En arboriculture, les vagues de chaleur comme celle de 2003, ont provoqué des baisses de rendement de -25 % pour les pêches et nectarines. Les pertes vont jusqu'à -35 % pour les abricots par rapport à l'année précédente (rapport du Sénat, 2004). L'augmentation des températures moyennes entraîne aussi un avancement des stades phénologiques. Cette modification augmente le risque de gel tardif au moment de la floraison, avec des conséquences potentiellement importantes sur les récoltes, comme récemment en avril 2021. Par ailleurs, la multiplication des épisodes consécutifs ou simultanés de stress thermique et de sécheresse modifie négativement la croissance végétative et reproductive. Le stress hydrique a un effet direct sur la croissance des fruits laquelle dépend fortement de l'état hydrique de l'arbre. Ainsi, ce déficit réduit le calibre et la qualité [2].